En lisant les commentaires du billet de l’adaptation psy/patient de femmepsy me vient ce sujet qui, depuis longtemps déjà, me désole…
Habituée à l’ingérence de certains médecins dans mon travail, qu’ils se permettent de juger parfois sans en connaître le moindre champ d’intervention, je n’en suis pas pour autant calmée…
Pour moi, il est encore une fois question de la conscience collective : depuis des siècles le médecin, l’instituteur, les gens d’église, les avocats, sont porteurs de LA connaissance, puisqu’ils ont « fait » des études… Tout comme le statut de la femme (ou de l’homme), cette idée est tellement ancrée dans nos consciences qu’il est difficile de s’en défaire…
Et pourtant, ce soir, je dénonce : connaissances spécifiques et supérieures dans certains domaines, OUI ! Preuve d’intelligence ? NON !
Oui, les médecins sont formés dans cette suprématie : ils soignent le corps humain, ils savent, donc il faut les écouter et appliquer à la lettre leurs prescriptions sans se poser de question… Sauf que prescription il y a, justement ! Prescription sur leur non-communication ! Nous sommes tous passés sur les bancs scolaires, donc un tant soit peu éduqués, si ce n’est érudits, en tout cas capables d’entendre et de comprendre que ça va ou que ça ne va pas… Alors il ne devrait plus être question de hiérarchie, d’obéissance aveugle, ou de toute puissance !
Un patient est un être en souffrance, qui vient poser ses peurs dans le cabinet de son thérapeute… Il attend d’abord et avant tout qu’on le rassure, et cela ne peut être que si la communication est permise… Or, nombreux sont ces médecins (spécialistes ou généralistes), qui consultent en silence et profitent de leur statut pour en dire le moins possible, voire pour avoir un regard porteur de jugement sur leur patient… Ce qui au final génère le doute, le sentiment d’infériorité, l’appréhension… (Quand on ne sait pas ce qu’on a alors, forcément, on se fait des tas de films !)…
Je proteste donc contre cet état de fait, qui relève pour moi plus de la bêtise humaine que de l’intelligence… Heureusement, il me semble que les médecins diplômés plus récemment commencent, eux, à prendre en compte cette dimension, et prennent le temps, peu à peu, de dire…
L’instruction n’est pas l’intelligence. Je connais un médecin généraliste très imbu de sa personne et qui en plus a lu quelques ouvrages de psychologie. Bonjour les dégâts!
La parole peut aussi être violente, bien plus que des coups.
En fait tout ce qui ne laisse pas la place à l’autre en temps qu’égal.
Merci pour tes mots justes…