De nos jours, nous ne savons plus prendre le temps… La société nous conditionne pour que nous soyons toujours « timés », « surbookés », voire « overbookés »… Le matin, lever avec petit dej’ rapide (nous ne prenons plus le temps de nous poser, jonglons entre le café et les préparatifs de la journée), oeil traînant sur l’horloge (de quoi nous rendre strabiques divergents, mais divergents nous le sommes puisque nous devenons de plus en plus multitâches !)… Puis la course pour emmener les enfants à l’école, être à l’heure au travail, emmener la voiture chez le garagiste en trouvant le moyen de faire un crochet chez le dentiste, etc… Nous rentrons sur les nerfs,usés par tant de pression, mais ce n’est pas fini : il faut enchaîner sur les devoirs, la bouffe, les corvées ménagères…
OUF ! L’heure du calme arrive, tardivement, mais nous trouve tellement éreintés que nous n’en profitons pas… Pas pleinement !
Le problème, c’est que nous sommes tellement dans ce rythme effréné que nous ne savons plus prendre le temps : nous nous créons des obligations, des contraintes horaires, et cela retentit, invariablement, sur notre psychisme. Ainsi, si dans notre vie nous rencontrons une difficulté passagère, nous allons vouloir en trouver la solution, quasi-immédiatement. Et nos proches ont beau nous dire que justement, pour ça, il y a le temps, que rien ne presse car rien n’est urgent, nous allons nous escrimer à vouloir résoudre ce souci, parce qu’il FAUT aller vite ! Nous finissons ainsi de nous stresser pour des petits riens qui se résolveraient d’eux-mêmes (j’en suis certaine), si nous ne leur accordions pas plus d’importance qu’ils en ont ! Je crois de surcroît que l’arrivée des communications multimédias renforce cette pression, car au moindre questionnement, nous nous ruons sur les moteurs de recherche pour trouver les réponses qui, parfois, souvent, se trouvent en nous : il suffirait juste de s’accorder du temps, de laisser couler et de lâcher prise, pour que les nuages gris se dispersent.
Alors, moi, je le dis : et si nous nous déconditionnions ??? Et si , tout simplement, on laissait le temps au temps ?…
Oui c’est bien joli tout çà, je suis bien d’accord avec le rythme que l’on s’impose du fait de la société qui nous happe, mais les problèmatiques parfois sont si anxiogènes qu’il est LEGITIME d’essayer de s’en sortir au plus vite ! …
Dernière publication sur Les billets de Manuel : Le portable qui ignore l'autre
Que de vivacité cher Manuel !!!
Je conçois que les problématiques puissent être anxiogènes (elles le sont de par leur définition…), mais il me semble que parfois, nous renforçons l’angoisse à vouloir les résoudre trop vite (tout se met alors à tourner autour de ça), alors qu’objectivement, ON A LE TEMPS mais on refuse de le prendre ! (Ben oui, je suis têtue mais c’est pas nouveau, surtout quand je sais avoir raison !!!)…
Au plaisir de te relire ici…
http://www.youtube.com/watch?v=LeqSgRaGqj4&feature=related
Cadeau !