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Archive pour novembre 2010

Expérienceur (une expérience hors limite)

Il est là, assis devant moi et m’invite à m’asseoir face à lui… Sur ses traits marqués par son expérience et son intervention à haut risque sont empreints une grande détermination… Lui que je connaissais plutôt silencieux et observateur commence à parler… Les mots sortent sans difficulté, il entre dans le vif du sujet. Je ne savais pas, je tombe des nues, c’est bouleversant d’entendre ses mots…

Il me dit : « tu sais, je suis mort à un moment donné ! « … Ce préambule me glace, je me dis que j’ignorais, je le sens différent, je l’encourage à me dire, je sens qu’il en a besoin… Il enchaîne et m’explique, qu’il est parti, qu’il a vu des nuages baignés d’une lumière blanche, qu’il y a rencontré quelqu’un qu’il n’a pas pu voir réellement… La sensation qu’il pouvait s’agir de son père… Il me dit qu’il était bien, qu’il avait envie d’y rester… Je lui parle de plénitude mais il réagit vivement en me disant que non, c’est plus fort encore, il cherche le mot, ne le trouve pas… Ce n’est pas dû à son aphasie, c’est que ce mot n’existe pas… Quelque chose qui sublime la plénitude, que nous ne pouvons pas connaître ici bas…

Et puis il s’excuse de me raconter ça, me dit qu’il ne peut pas s’empêcher d’en parler à tous ceux qu’il voit… Je le rassure, je trouve ça normal qu’il ait besoin de dire…

Je lui dis que je ne suis pas -plus- adepte de la religion, mais que je crois en quelque chose après la mort.

Il me répond qu’il ne croit pas en Dieu, qu’il ne croyait en rien, d’ailleurs… Mais que désormais, il est obligé d’y croire… Comme je le comprends ! …

Je sens que cette expérience l’a changé, il est revenu pour ça, pour agir autrement, il l’a dit… Pas à moi, à celle qui partage sa vie, à celle en qui il croit et qui croit en lui…

Il ne sait pas quand il a franchi la barrière de la « non-vie », est-ce celle de la mort ? Etait-ce pendant son intervention ou après, pendant son coma ? Il pense que c’est après, à un moment précis… Et elle de se tourner vers lui en accrochant son regard pour lui confirmer que c’est justement le lendemain qu’il a commencé à bouger…

Son témoignage me remue, m’émeut, valide en quelque sorte ma conviction profonde… Et ce changement en lui… S’il est des signes dans la vie, alors je pense que celui-ci en est un, dans leur vie, dans la mienne…

Expérienceur… ce mot que l’on ne trouve pas dans le dictionnaire, désigne ces personnes qui ont franchi ce pas, qui nous sont revenues… Quand vous les rencontrez, que vous mesurez leurs paroles, vous recadrez vos priorités, croyez-moi !



Sérénité

Il est de ces personnes qui dégagent et contaminent leurs proches par leur sérénité, leur bienveillance. En visite chez des amis cet après-midi, ces amis-là qui ont traversé une rude épreuve il y a peu, qui se battent au quotidien pour que la vie reprenne le dessus, sans séquelle autre qu’un bonheur pur, que la mesure pleine de ce qu’est la vie et du sens qu’ils y donnent (qui sûrement est plus fort désormais, qui est recadré, quand la mort s’approche on n’a pas envie de palabrer), je les ai observés, je l’ai observé lui, qui se bat courageusement contre ce qu’il appelle son « anormalité », qui joue d’excuses en prétextant avec humour son « handicap » ; je l’ai vue elle posément lui répondre une phrase chargée d’Amour, une phrase et puis des mots, des regards, des gestes. Elle est rassurante, avec lui, avec ses enfants, avec tous ceux qu’elle croise et qu’elle entend, qu’elle écoute et qu’elle ne juge jamais, avec moi aussi bien sûr…

Je me suis sentie bien, j’étais là, on discutait, on échangeait sur la vie, nos vies, nos évidences et le pourquoi de celles-ci…

Cet après-midi, j’ai passé un moment hors du temps, un de ces moments qui aident à prendre de la distance, qui apaisent et régénèrent, c’était là, c’était simple, c’était beau, c’était bien.

Je vous embrasse tous les deux, tous les six… J’aime ce que vous êtes, profondément…

Merci à vous.



Miroir

Toi,

Reflet ambré de mes ombres mordorées…

Toi que j’aime d’un Amour puissant, Toi qui me comprends au-delà de mes travers, Toi que je fais souffrir envers et contre moi, Toi qui deviens le miroir de ce que je suis, qui prends sur Toi pour me garder près de Toi… Toi qui me construis malgré moi, te dire que je sais, que j’entends, que je suis prête à tout pour avancer et construire positivement, parce que tu es là, que tu campes là, que tu ne fuis pas, que tu m’entends et me vois telle que je suis…

Ô Miroir, mon doux Miroir, tu m’es plus précieux que n’importe quel bien sur cette terre, je me fous du reste, je T’Aime…



Ce petit bout de moi…

Il existe au fond de moi comme un petit bout de moi inatteignable, absolument tenace et que je cache pour ainsi dire en permanence au monde. Il ne s’agit pas de jardin secret, mais plutôt du regard que je porte sur ma propre personne… Regard certainement peu objectif, qui correspond plus à ce que j’étais enfant qu’à ce que je suis aujourd’hui…

Ce petit bout de moi est comme une plaie surinfectée qui me travaille, me gêne, reste douloureuse et parasite mon « moi » actuel… Je le connais, je sais qu’il existe et je sais identifier les moments où il va se manifester, je ne peux l’empêcher d’atteindre la surface et de lâcher ses miasmes malgré tout. Ce petit bout de moi me pourrit la vie, et s’étend bien plus qu’à ma simple personne, puisqu’il peut m’amener à être agressive (verbalement) ou sur la défensive ou encore agacée ou, etc… m’amener à agir (ou réagir) négativement, en résumé !

Ce petit bout de moi s’est manifesté hier soir, injustement, parce que j’étais fatiguée… Il m’a poussée à me comporter comme une gamine irréfléchie et a blessé un être terriblement précieux à mes yeux. Ce petit bout de moi, je travaille dur pour apprendre à l’apprivoiser, pour que l’on puisse cohabiter, mais il est terriblement difficile d’y parvenir… Parfois, ça me semble insurmontable… Parfois, j’ai envie de ne plus lutter et de laisser ce petit bout de moi s’exprimer…

Mais je sais que ce n’est pas la solution…



Religion pas catholique…

Lumière du monde, c’est le titre du livre de Benoît XVI qui sort en France ce samedi… Titre prometteur sur la suprématie de la religion catholique, de Dieu et de la position du Saint Père par rapport à ses pairs hominidés…

Rien que le titre me fait frémir, moi !

L’on trouve ce jour dans Le Monde quelques extraits de ce qu’on peut y lire :

Je relève :

- Le recours au préservatif : « La seule fixation sur le préservatif représente une banalisation de la sexualité (…). Il peut y avoir des cas particuliers, par exemple lorsqu’un prostitué utilise un préservatif, dans la mesure où cela peut être un premier pas vers une moralisation (…). » C’est pas bien, d’avoir une sexualité pour le plaisir, faut avoir une sexualité pour reproduire, ne nous trompons pas… Moralisons-nous hein !!!

- La pédophilie : « ces terribles révélations ont tout de même aussi été un acte de la providence qui nous humilie , Dieu a donc provoqué cela pour revenir à la pénitence, mais fait fi des douleurs engendrées sur les victimes, ouah !!!

- Levée de l’excommunion d’évêques intégristes : « Nous avons commis l’erreur de ne pas étudier et préparer suffisamment cette affaire. On n’a pas suffisamment expliqué pourquoi ces évêques avaient été excommuniés et pourquoi, maintenant, pour des raisons purement juridiques, ils devaient être délivrés de leur excommunication. » Non, mais c’est vrai ça franchement, on devrait aussi aller déposer des fleurs sur la tombe d’Hitler et il devrait nous exhorter à voter Le Pen, c’est pas lui, c’est la providence qui parle !!!

- Prêtres : « Que les évêques réfléchissent [au mariage des prêtres] dans notre époque troublée, je peux le comprendre. Mais il est difficile de dire à quoi ressemblerait la coexistence de deux systèmes. Il est important que les prêtres ne vivent pas isolés (…). L’homosexualité n’est pas conciliable avec la vocation de prêtre. On courrait un grand risque si le célibat devenait en quelque sorte un prétexte pour faire entrer dans la prêtrise des gens qui ne peuvent de toute façon pas se marier. » Ben oui, faut pas rester seul mais faut pas se marier et faut pas être homo… Quelqu’un a déjà pensé aux animaux de compagnie ???!!!

- Homosexualité : « En tant qu’êtres humains (les homosexuels) méritent le respect (..) ils ne doivent pas être rejetés à cause de cela. Le respect de l’être humain est tout à fait fondamental et décisif », affirme-t-il. « Mais cela ne signifie pas que l’homosexualité soit juste pour autant. Elle reste quelque chose qui s’oppose à l’essence même de ce que Dieu a voulu à l’origine ». Ah ben oui, faut pas !!! C’est pas bien encore une fois !!! 

- Femmes : « L’Eglise n’a ‘en aucune manière le pouvoir’ d’ordonner des femmes. Nous ne disons pas: ‘nous ne voulons pas’, mais : ‘nous ne pouvons pas’. Le Seigneur a donné à l’Eglise une forme, avec les douze apôtres puis, à leur suite, les évêques et les presbytères, les prêtres. S’y conformer est un acte d’obéissance, une obéissance peut-être laborieuse dans la situation actuelle. » Ok ok, si Dieu a dit, faut pas pousser, on va pas réformer !!!

Cher Benoît XVI, vous qui évoquez la démission papale (et Dieu au fait, il en pense quoi ?), laissez-moi vous dire: dans ma jeunesse et jusqu’à tardivement, je me suis interrogée sur ma croyance en Dieu, sur l’existence de ce dernier. J’aurais pu y croire, s’il n’existait votre type de représentant sur Terre, qui par ce genre de discours tellement conformiste aux temps révolus, tellement obsolète, tellement contradictoire vous réussissez à me dégoûter de ce Dieu plutôt que de faire de moi une de vos fidèles. Votre stratégie se veut fine, elle n’est que lourde !

Car, si je devais vous avoir en face de moi, je vous demanderais d’ouvrir les yeux sur les sociétés modernes, sur la nécessité du préservatif qui est incontournable à une heure où les gens ne cessent de se séparer et de se rencontrer ; je vous présenterais des enfants victimes de pédophiles, prêtres ou non, pour que vous puissiez mesurer un peu, peut-être, l’étendue des dégâts sur l’enfant et ses parents ; je vous montrerais des images, des témoignages de personnes ayant perdu leur famille dans les camps, je vous emmènerais voir un camp pour que vous vous attachiez au silence qui s’en dégage et qui force le respect, qui marque et qu’on n’oublie jamais ; je vous ferais un parallèle entre le mariage des prêtres et la légitimité  des homos, en vous demandant si ce n’est pas s’opposer aussi à la volonté de Dieu que d’empêcher des hommes (prêtres mais hommes) de se marier, et je vous pointerais toute l’hypocrisie de vos propos ainsi que votre manque d’ouverture et de tolérance ; quant à la place de la femme d’une manière générale et de celle souhaitant intégrer vos rangs, je vous expliquerais car vous ne le savez pas que nous avons atteint le 21ème siècle, que la femme que je suis (et comme tant d’autres) assume aussi bien les tâches féminines que masculines dans nos sociétés en mouvance, qu’il serait bien de ne pas toujours se réfugier derrière vos évangiles mais que je ne suis pas dupe : cela vous arrange bien !

 Certains vont me demander pourquoi encore le pape, et ben j’en sais rien !!! Si, en fait, sûrement parce qu’à lire tout ça s’inscrivent en filigrane dans ma tête les lettres du mot « INJUSTICE », et j’ai un sacré problème avec l’injustice, moi !

Et pour finir, un peu d’humour pour qui est adepte :

 http://www.lemonde.fr/radios/son/2010/11/22/p-a-p-e-preservatif-a-prendre-eventuellement_1443251_970038.html#ens_id=1422057

 

SOURCE :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/11/23/benoit-xvi-supporter-les-attaques-fait-partie-de-la-foi-chretienne_1443763_3214.html



Quand l’Amour se dévoile…

Après plusieurs années d’errance amoureuse, d’errances et de déviances en tout genre, on se sent perdue, bafouée dans son intimité, sans repères. On a cette sensation que la vie nous échappe, que la vie de famille et surtout que la famille en elle-même n’existe plus, puisque nous ne partageons plus ces moments où l’adulte en face de nous n’est plus là… Alors c’est la dégringolade vers des tas de remises en question, des monticules de sentiments de médiocrité qui nous hantent, nous brisent toujours plus et finissent par nous faire nier que l’on peut être à la hauteur, malgré tout…

C’est douloureux, tout ça, d’avoir à se regarder en face chaque matin en se sentant moche, nulle et inutile, jour après jour, sans que rien ni personne ne vienne nous rassurer vraiment…

Et puis un jour, quand on est au fond du fond du trou, quand on se dit que plus jamais, quand on renonce, quand on n’attend plus grand chose au final de notre vie de femme et de notre vie de famille, un jour se dévoile l’Amour.

Au départ, on n’y croit pas trop, on reste sceptique et on doute, de l’autre bien sûr, de soi aussi, de nos propres capacités à savoir aimer, Aimer. Le temps passe, chaque jour on reste étonnée de la présence indéfectible de l’Autre, on se surprend à se dire que ça pourrait être confortable de lâcher prise et de se laisser aller à cet Amour-là. Vient ce jour où, justement quand il le faut, l’Amour comprend nos ressentis et nos fragilités, les comprend, les entend, les cerne et lutte contre et avec nous. On reste bouche bée, on ne réalise pas que ça existe, que ce qu’on croyait possible avant, que quelqu’un atteigne sans qu’on lui dise nos pensées les plus profondes, nous comprenne par-delà nous-même ce que nous avons du mal à cerner, cet Amour décrit dans les films et auquel peu de personnes croient, est là, devant nous, qu’il n’a pas l’intention de s’enfuir et mieux, qu’il va nous aider à grandir, à guérir…

On entame le lâcher prise…

Et puis vient ce jour où la rencontre avec les enfants se produit, une rencontre que l’on n’appréhende pas, parce qu’on est persuadée que ça va aller, qu’il ne peut en être autrement.

Cet Amour, assis à mes côtés à l’instant où j’écris ces lignes, qui joue aux échecs avec mon fils, qui l’a encouragé cet après-midi à son match de foot, qui porte ma fille et joue avec les deux, qui s’intéresse à leurs devoirs et les partage, qui s’implique avec envie dans ce qu’ils sont, cet Amour me montre comment la vie peut être, à deux, à quatre… Oui, ce soir, je crois que ma vie reprend tout son sens, que je lâche prise encore et encore, que ce qu’Il me montre emporte au vent tous les doutes, toutes les peurs et me pousse à vivre, à profiter du bonheur, parce que ce soir, comme depuis quelques temps, je suis heureuse, je goûte au bonheur plein, à la plénitude de cette vie nouvelle qui démarre et qui est chargée de promesses. J’Aime, avec ce grand A, celui qui m’Aime et me le montre au quotidien.



Ma Bella

Un moment particulier dans ma vie… Parmi les rencontres magnifiques que la vie m’a permis de vivre jusqu’à ce jour, il y eut celui-ci… Petit bout de femme de 24 ans à peine, coeur immense et main tendue, sourire engageant et intimidée par mon grand âge (à l’époque j’en avais 34), nous nous sommes rencontrées dans un cadre professionnel qui s’est vite mué en soirées partagées de sourires et de rires… Il est bon parfois de se laisser aller aux connivences en tout genre, ça signe de belles choses, en amour comme en amitié. Un repas, une clope partagée, et nous voilà parties dans des discussions sans fin, dans une Amitié sans bornes…

Il est certain que l’Amitié est parfois mâtinée de hauts et de bas, mais quand elle est réelle, elle passe au-dessus des déferlantes…

A toi ma Bella, pour tes lapsus non révélateurs mais toujours aussi drôles, pour ta présence unique et ton soutien sans faille lorsque ma solitude fût insupportable, pour les bouteilles entamées et les endives, pour la choucroûte à la gastro, pour les « Ben ça alors ! » inoubliables, pour les mots francs qui recadrent, pour les soirées pyjama et les fous-rires, pour les « c’est à dormir couché  » ! … Et tutti frutti !!!

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Le café du vendredi matin…

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S’il est un moment entre parenthèses dans ma semaine, c’est celui-là… Le moment délicieusement attendu, rituel sacré de la fin de semaine, où je rejoins cette Amie, sourire aux lèvres et des confidences plein la tête, dans « notre » café. Nous nous asseyons à « notre » table, elle un café, moi un déca… Nous ne dérogeons pas ou très exceptionnellement à ce moment qui ne dure pas forcément très longtemps, mais nous donne l’occasion d’échanger les potins de la semaine, les confidences sucrées, les amertumes diverses, des sujets les plus légers aux plus lourds, des plus profonds aux plus épicés, tout y passe !

Nous sommes pour le moins deux adultes responsables et impliquées, et nous refaisons le monde, ou notre vie, inlassablement…

Ce moment est hors du temps, il permet aussi de faire sauter la soupape, de se rassurer, de s’écouter quand l’une est plus fragile…

 Ce moment-là, aujourd’hui, parce qu’on est vendredi et pour une autre raison, je l’ai particulièrement savouré…

Merci à toi, pour tout !

 



Pétition

Les AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire) sont des personnes présentes dans les classes pour aider des enfants en situation de handicap. Comme pour beaucoup d’autres choses utiles voire essentielles à nos enfants, l’Education Nationale décide de les supprimer.

Vous n’êtes peut-être pas concerné par cela, mais pensez à ces enfants et à leur famille qui se battent au quotidien pour que leur enfant grandisse et apprenne malgré leur handicap.

Je vous invite donc à cliquer sur le lien ci-dessous et à signer la pétition en faveur du maintien de ces postes.

Pour tous ceux qui le feront, un grand MERCI !

http://www.pourlemetieravs.org/index.php?p=8

 



Lorsque les nuits appellent d’autres nuits…

La loi des séries, tout le monde connaît, mais quand on a le nez dedans, on n’a qu’une hâte, celle que ça se termine. Ainsi cette semaine enchaîne les coups, sans que rien n’ait été prémédité (sauf peut-être demain soir, une réunion, car je reste assez pessimiste sur le ton qui va être donné…)…

J’aime la nuit, la nuit réelle, celle qui laisse toute sa place au silence, à l’intime, au repli sur soi… Je déteste les nuits créées artificiellement, celles qu’on vit malgré soi, qui nous plongent malgré nous dans l’ombre salissante de la frustration, de l’humiliation, des blessures et de la douleur…

On dit toujours que c’est dans ces moments-là qu’on découvre ses vrais amis, je m’en aperçois cette semaine où des personnes se manifestent ici et ailleurs pour me dire que je compte, qu’ils m’acceptent comme je suis, que c’est comme ça qu’ils m’aiment et me soutiennent, même si parfois je m’égare… Oui, ce sont eux qui me comprennent, au final, qui ne me jugent pas et acceptent de discuter quand il y a désaccord. Eux qui éclairent ces nuits trop lourdes de tristesse, eux qui m’aident à avancer, eux qui me relèvent et me montrent que demain existe… Eux, et puis Lui, bien sûr, indéfectible et patient…

Alors, je vous en fais la promesse, cette semaine est terne, a perdu l’éclat, l’étincelle de la vigueur qui m’habitait depuis quelques temps, mais qui va revenir… Je m’accorde le droit, et le temps, de digérer les injustices, sur lesquelles un jour, je publierai…

A vous qui êtes là : vous m’êtes précieux… merci.



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