Ils sont partout, difficile de les éviter, de les contourner, de s’y soustraire… Parce que nous avons grandi dans une société de culpabilisation, où dire les choses peut être perçu comme cavalier, grotesque, blessant ou déplacé. Je me souviens pourtant de cette leçon tirée à 15 ans, qu’il valait mieux parfois affronter les choses et les dire plutôt que de ne pas oser et se taire. Malheureusement, la personne qui m’enseigna cela me l’enseigna post-mortem, par le biais d’une vidéo. Pour elle, il fût trop tard et j’en ai porté longtemps un sentiment de culpabilité… Mais je me suis alors fait cette promesse de tenter d’affronter les choses, de les dire, même lorsqu’elles sont douloureuses à exprimer, même lorsqu’on ne se sent pas glorieux, fier de soi.
Ainsi, parfois je mets du temps à dire ces choses, je les rumine, je les tourne et les retourne, cherchant les mots les plus adaptés, le moyen le plus sûr, celui qui me conviendra, en tout cas… Parfois, je me ramasse et les personnes en face de moi préfèrent fuir ou esquiver ; parfois mon interlocuteur marque une pause, étonné, et admet qu’il est mieux d’en parler, alors de nouveaux horizons s’ouvrent et l’espace s’agrandit.
Aujourd’hui, j’ai ainsi parlé ou écrit à deux personnes qui me sont chères, parce que j’en avais besoin… Il est des moments où l’on souhaite que le vent balaie des impairs, des erreurs, des dérives dont on est à l’origine, et où il est nécessaire de le faire savoir… Et aujourd’hui est un jour de grand vent !
A vous deux, avec mon Amitié, je vous embrasse.
Il faut du courage parfois mais il est en général salutaire pour tous de lever ces non-dits, surtout avec des personnes qui en comprennent la raison.
Dernière publication sur Les billets de Manuel : Le portable qui ignore l'autre
Je n’ai jamais supporté de laisser pourrir une situation, donc je dis, soit ça soulage en face de pouvoir dire aussi, ou d’entendre qu’ils n’y sont pour rien par exemple, soit ça me revient comme un boomerang, parce que certaines personnes ne peuvent pas assumer parfois et donc préfèrent vous faire passer pour fou, plutôt que se remettre en question…Tout ça c’est dans le cas de rapport d’adulte à adulte, en ce qui concerne les secrets de famille par contre, je trouve que c’est une gangrène, je suis convaincue qu’il vaut mieux dire à un enfant quelque chose de terrible plutôt que le laisser imaginer, car il imaginera forcément pire que la réalité.
De toute façon, l’enfant sait qu’on lui cache quelque chose et comme son jeu favori c’est de jouer à cache-cache, il va trouver, j’en suis la preuve vivante, ça m’a prit quarante ans mais j’ai trouvé!
Bien d’accord avec vous deux !!! Merci…
Les non-dits… Un grand pourcentage de ma patientèle en est ou bien en a été victime !
D’où leurs larmes déposées tôt ou tard chez un psy…
Mieux vaut blesser mais dire que cacher et pourrir !!!!!
on est bien d’accord ! Je ne veux plus pourrir !