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Archive pour mars 2011

Se jeter à l’eau …

Après une longue et intense réflexion, je décide de publier ici le premier texte de mon marathon… (un cllin d’oeil à toi, Françoise, qui m’y a encouragée !!!)… Il y a une suite, que je publierai bientôt !

TEMPORALITE

Il ouvrit des yeux encrés d’incertitude… Des yeux d’un noir puissant qui captivaient, vous accrochaient dans leur profondeur…

Etait-ce le soir ? Il n’en avait aucune idée ! Il se trouvait là, allongé à même le sol, perdu et évaporé… Evaporé, oui, c’était le terme adéquat… Qui était-il ? Un homme parmi les hommes, de ça il était sûr, mais quel homme ? Dans son obscurité, il ne parvenait plus à définir, son environnement, son pays, ses amis, et…. Un frisson d’horreur lui secoua l’échine : la question revint, lancinante et éprouvante : QUI ETAIT-IL ?

Un éclair le transperça … Le chaos ! Ce moment où le familier devint l’inconnu, où il allait toucher du doigt le temps, LE TEMPS ! Il devrait dire l’instant, cette infime parcelle qui allait définir l’avant et l’après… Oui, il était conscient de cela, il en avait une conscience douloureusement accrue… Il y avait l’AVANT, il y aurait l’APRES… Ce qu’il ne savait pas encore, là, dans son univers familier et déstructuré, couché sur ce plancher d’ébène, c’était si sa conscience le trahissait, s’il délirait ou si ce qu’il était en train de réaliser, était réel… Et d’ailleurs comment savoir ? Il ne se rappelait pas ! Les médecins, s’il les consultait, parleraient d’amnésie post-traumatique… Ca, il le savait, il en avait vu tellement, il l’avait si souvent diagnostiquée… Sa question à lui, et ça il savait qu’il n’y avait pas de réponse, restait : QUI ETAIT-IL ?

Il décida de rassembler ses membres au plus près de lui, inspecta chaque centimètre carré de peau pour constater qu’il avait quelques hématomes épars… Rien de bien méchant mais rien d’informatif ! Avait-il été la victime innocente d’un forcené ? Son arcade sourcilière fendue pourrait en être une explication !

Mais il avait ce sentiment étrange qu’il ne s’agissait pas de ça !

LE TEMPS ! Oui, il persistait cette évidence que sa vie venait de basculer, que tout était en rapport avec cet événement qui l’avait projeté dans ces méandres… Ce TEMPS dont tout le monde parlait, que tout le monde évoquait constamment, sans y mettre le sens qu’il fallait lui donner… Dans la vie, les événements se succèdent au gré, au fil du TEMPS, ce TEMPS incontrôlable et conventionnel, ce TEMPS qui reliait les Hommes entre eux, qui les caressait les jours de beau temps, qui les assassinait les nuits de gros temps ! Ah oui, « laisser du temps au temps » ! Quel adage idiot ! Comment peut-on laisser du temps au temps quand le temps est le seul décideur ? Comment l’humain pouvait-il se leurrer à ce point ? Pour se rassurer bien sûr !

Il s’était passé cette chose dans son temps à lui… dans son temps à lui ou dans le temps tout court ? Et puis : QUI ETAIT-IL ?

Il sombra, inconscient, éreinté… Le TEMPS passa…

Lorsqu’il ouvrit les yeux… Il sut ! Et ce qu’il sut fut accablant, il sut instantanément qu’il ne s’en remettrait pas, jamais ! Le TEMPS l’avait cisaillé là, dans sa conscience et dans son insouciance, dans son avant et son après… Un choc réel et redoutable !

Le TEMPS avait allié ses forces les plus profondes pour le toucher, lui ! IL avait opté pour un coup de semonce, frappant où bon lui semblait, sans explication aucune et en toute injustice !



Marathon d’écriture, écrire et se surprendre…

Le marathon est terminé, je ne suis pas encore complètement dispo car je n’ai pas fini de lire et de découvrir tous les marathoniens… Alors je navigue entre là-bas et ici, entre ici et ailleurs…

Songeuse, depuis dimanche je songe, depuis une semaine je songe, je suis restée un peu là-bas, dans mes mots, dans leurs mots, dans ces moments intenses vécus pourtant via le net… Rien de physique donc, et d’ailleurs, « ils » en ont beaucoup parlé (les marathoniens), des amitiés via les blogs, des amitiés possibles dans la virtualité du net. Et d’ailleurs, je l’ai bien expérimenté, moi, ici, avec vos commentaires et vos présences régulières.
Alors oui, j’ai laissé un bout de moi dans cette découverte, dans cette expérience. A la fois satisfaite d’y avoir participé, et frustrée… Frustrée de ne pas toujours avoir eu l’inspiration qui me permettait de trouver les mots justes, frustrée de ne pas avoir été commentée peut-être autant que j’aurais voulu (mais bon, les quelques commentaires étaient forts, et puis je suis une éternelle insatisfaite !), frustrée de terminer, frustrée de quitter cet espace, frustrée de ne pas avoir eu assez de temps…

Satisfaite, parce que j’ai créé des choses jamais publiées jusque là, parce que je m’étais lancé le défi de tenter d’écrire un bout de fiction (ça faisait longtemps que je me demandais si j’allais savoir faire), et que j’y suis arrivée, et que sur ces publications j’étais plutôt fière de moi !

 Donc, un marathon d’écriture, c’est-à-dire écrire pendant 3 h au minimum, c’est aller au bout de soi, toujours plus loin, plus en profondeur, c’est se tester et se découvrir… Et au final, ça fait du bien, car ça fait avancer…

Peut-être que je publierai ici deux ou trois de mes textes…

MERCI ALAIN…



Les Bleus en baigneur !!!

Hier soir, mon fils nous réclame de regarder le match France – Croatie… S’exclame à la première image de la tenue des bleus !

Forcément, je jette un oeil : RI-DI-CULES !!!

Tee-shirt rayé blanc et bleu, les voilà prêts à partir à la plage, se faire dorer la pillule sous un parasol, un cocktail coloré à côté de leurs chaises-longues !

Je me dis que la France va bien mal, et que si le foot jusqu’à maintenant rassemblait, faisait une sorte de coalition de bonheur où l’on oubliait les soucis, les humeurs de chacun, là, c’en est fini : quand on voit une bande de drôles faire un match avec de telles tenues, je me dis que cela renforce l’image de clowns qu’ils ont donnée lors de la dernière coupe du monde ! Des charlatans, des glandeurs, des mecs qui se font des c… en or pour faire de la représentation ! C’est honteux, comment ai-je dit hier ? De la fumisterie ! Je ne sais plus !

Ce que je sais, c’est qu’à l’heure la France est déjà bien mal en point au niveau national, au niveau international, il ne manquait plus qu’elle soit perçue comme un imposteur dans ce qu’elle a pu avoir de prestigieux : ce sport !

De quoi avoir encore plus envie de faire l’autruche !!! Une autruche en maillot rayé, une autruche qui a honte !!!



Pas dispo !

Désolée, pas dispo en ce moment, la faute à Alain qui m’a convaincue de participer à son marathon (pour ceux qui ont envie il reste quelques jours, ça se trouve là : http://alainx3.blogspot.com/ ), et je vous assure qu’on se surprend soi-même !!!

Il y a des mots, des douceurs, des folies, des fictions et des témoignages, de la complicité, de la bienveillance, des mots échangés, des découvertes pleines de bonheur, du BONHEUR à l’état pur !!!

Alors oui, je vais revenir, bientôt, avec un long témoignage sur cette expérience…

La faute à Alain, mais grâce à Alain que je remercie de m’avoir permis cet espace (-temps)…



Cet homme dont je suis fière

L’Amour est un roman dont les pages s’ébauchent sans qu’on le sache, et dont les lettres se forment une à une, mais à deux, toujours !…

Et moi, moi je suis fière de cet homme qui partage ma vie, fière de son côté déterminé et mature, fière de son écoute et de ses analyses, fière de sa disponibilité quand je lui parle et de ses piques quand il  me taquine ou me remet gentiment à ma place, fière d’être à ses côtés quand on se balade dans la rue, fière de sa voix douce et chaude et que je commence à connaître mieux que personne (et que lui sans nul doute !), fière d’être celle qui a su attirer son attention et la garder, fière de moi pour ça aussi… Je suis fière de son côté combatif et de sa sensualité… Mais la fierté n’est qu’un sentiment qui ramène à son propre égo, alors je crois qu’au fond, ce que j’ai envie de dire, c’est que cet homme-là m’émeut depuis le début, que cette histoire pourrait ressembler à celle de Cendrillon et que Cendrillon, c’est moi ! (j’en entends déjà une dire : « cette salope de Cendrillon ! » Mais bon, j’assume et je me demande si cette dernière ne voit pas les choses différemment depuis peu ???!!!)… J’avais perdu ma chaussure de vair mais tellement plus encore, j’ai trouvé le prince, le château et ce qui va avec, de bon et de mauvais (car bien sûr les contes n’existent que dans les contes, je n’ai pas perdu la tête).

Bref, un hommage à TOI ce soir, mon Amour, pour qu’à travers tes doutes et tes remises en question tu aies cette certitude que moi, je suis là, à tes côtés, et que je compte bien y rester !



Pré-adolescence…

Je ne peux pas dire que je n’étais pas prévenue, et pourtant, comme à chaque fois qu’on vit quelque chose de différent, on a eu beau écouter les expériences des uns et des autres, il faut essuyer ses propres plâtres, aïe !

Mon fils 11 ans en avril prochain, CM2, fait ainsi ses premiers pas dans la hardiesse adolescente ! Et moi, moi je ne suis que la mère, donc AUCUN INTERET, je suis LA VIEILLE par excellence ! Mon fils, que je chéris, qui me préoccupe puisque j’en suis responsable, depuis quelques mois, s’essaie dans un nouveau style : la provoc !!! Envie de dire : « et M…. !  » Et en même temps : « Tant mieux ! »… Dans les bouquins, on parle du paradoxe des adolescents, on ne parle pas du paradoxe parental, de la mère qui perd ses repères à voir son enfant tester en permanence la résistance de ladite ! On ne dit pas qu’un parent peut être à la fois soulagé de cette intrépidité et en même temps décontenancé par tant d’aplomb !

Et puis ce qui est difficile, dans mon cas mais dans tant d’autres situations puisque « mon cas » est devenu d’une banalité… banale, c’est que son père est loin, qu’il le voit pour les moments cools, les week-ends, les vacances, donc forcément, j’ai en plus le mauvais rôle, celui du parent cadrant, qui impose -entre autres- les heures de coucher !

Et puis je suis une femme, au fond, je ne sais pas comment c’est, d’être à l’intérieur d’un corps mâle en devenir (parce qu’on peut bien lire autant de choses sur la question, tant qu’on n’a pas expérimenté la chose, on est bien mal placé pour avoir une idée !!!)…

Donc, mon fils grandit avec ces armes que je ne connais pas, qui me déstabilisent et me font mal, parfois… Ainsi ce soir, je le vois rire avec mon compagnon sur des sujets que j’aborde aussi avec lui, d’une manière plutôt humoristique, mais quand c’est moi, pas un sourire, alors qu’il se fend la poire avec mon ami ! Ce soir, il me renvoie à son père qui -LUI, on note – est cool alors que moi, franchement, y’a du boulot !

OK ! Ca fait partie du jeu, la provoc, la complicité entre mâles, l’enjeu des parents (après tout si tu ne voulais pas vivre ça fallait pas divorcer) !!! OK, je le savais, je m’y étais préparée, un peu, pas assez !!!Conclusion : aller, Rêva, courage, ça ne va pas durer plus d’une petite dizaine d’années, et puis après tu auras la petite soeur, alors faudrait t’y mettre, là !!!

OK OK !!! C’est décidé, je ne vais pas plier, je vais jouer au parent chiant pour te construire, mon fils… Un jour, j’espère, tu te rendras compte que je n’ai pas tort !!! Et que quoi que tu fasses, tu es mon enfant, et je t’aime !

 

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Toi, mon Amie…

Bella,

 

Si je devais t’écrire je tenterais de te dire tout ce que j’ai, là, sur le coeur…
Je te dirais que j’ai le coeur lourd de t’avoir entendue pleurer tout à l’heure sans être à tes côtés, je te dirais que j’aurais aimé trouver des mots pour te faire sourire et te réconforter un peu. Je te dirais que la vie est trop précieuse pour que tu n’écoutes pas ce que les médecins te disent, que tes patients t’attendront aussi longtemps qu’il le faudra et que ce n’est pas grave, ça. Je te dirais que tu es bien trop précieuse pour que tu ne prennes pas soin de toi, je te dirais que je suis là et que je ferai ce que je peux pour t’aider. Je te dirais que tu as des tas de choses à vivre encore et que ton amour des autres est trop grand, qu’il faut que tu arrêtes de t’oublier. Je te dirais encore que ton corps te parle et que tu te dois de l’écouter. Je te dirais que ce qui se passe me remue au plus profond de moi et que si je pouvais je prendrais sur moi tous tes maux. Je te dirais que lorsque j’ai su, hier, j’ai été bouleversée, parce que ce n’est pas possible pour moi, qu’il t’arrive quelque chose, à toi. En tout cas ce n’est pas une chose que j’avais intégrée et que ça a été violent. Je te dirais encore que tu es un pilier dans ma vie même si je ne te le montre pas assez. Voilà ma belle, j’avais juste envie que tu le saches. Je t’embrasse fort. Prends soin de toi. La vie est là, saisis-la !

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Non à la manipulation et à l’influence médiatique !

Je dois bien l’avouer, quand mon réveil sonne et que la première info que j’entends est que l’extrême droite est en tête des sondages pour cette fameuse élection qui aura lieu dans plus d’un an, je sens en moi comme une vague de protestation haineuse ! Que Sarko souhaite se retrouver en deuxième tour des élections présidentielles dans la position que Chirac avait en 2002, soit ! Je ne dirai pas que c’est de bonne guerre mais on connait le bonhomme, donc ça n’a rien d’étonnant.

MAIS que les médias en fassent de la surenchère, ça NON !!! La manipulation mentale commence où ? Eh bien ici ! Alors je proteste et m’outre de ces résultats, si tôt avant l’heure.

Deux hypothèses :

    – Sur la planète bisounours, les médias font ça dans l’espoir de faire réagir le citoyen lambda pour qu’il fuie les extrêmes, mais je ne crois pas à la planète bisounours !

    – Manipulation pour mener les français à s’enraciner dans une merde déjà bien consistante, en les influençant à voter toujours plus mal, toujours plus bête !!! Mais sommes-nous des moutons de panurge ? Bêêêêêê non ! Laissons les manoeuvres politiques aux politiques et dédouanons-nous de cette pression, la LE PEN peut se gausser de ses soit-disant résultats, les français (du moins une partie d’entre nous) savent qu’ils ne veulent pas perdre encore plus.

Alors, chers médias, revoyez vos manières, arrêtez de prendre la masse populaire pour un amas de corps sans pensée(s), moi ce que j’entends autour de moi est bien loin de vos prédictions… N’y aurait-il pas un moyen plus sensé de faire passer l’information, que de stupides chiffres donnés à partir d’échantillons soit disant représentatifs de la population ?



Napoléon le Petit

1852 : Victor HUGO expulsé de France par Napoléon III pour son opposition au coup d’état de 1851 lui répond à travers un texte intitulé « Napoléon le Petit »
Ci-après un extrait.

Attention ! : Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite !

     « Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien.
     Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.
     Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.
     Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
     L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
     Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue !

       Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé. »



Mon corps dort, et mon âme ?

Je viens de terminer l’excellent bouquin de science-fiction de Stephenie MEYER, Les âmes vagabondes. Roman subtil, abordant avec intelligence une invasion extraterrestre peu ordinaire… Moi qui ne suit pas très branchée SF en général, je me suis plongée et replongée encore et encore en haleine jusqu’à la dernière page… Le questionnement principal de ce livre est la dualité entre l’âme et le corps… Sont-ils dissociables, et si oui dans quelles limites… Je vous laisse le découvrir mais vous recommande vivement cette lecture.

Et puis, et puis, cette conversation drôle avec une Amie, il y a quelques jours, qui subitement nous dit : « quand je dors mon âme s’en va, je ne sais pas où, mais j’ai l’impression qu’elle quitte mon corps ! »(Heureusement son âme est raisonnable et la rejoint avant le réveil !)… Venant de cette Amie-là, rien de surprenant dans  cette sortie spontanée et comique (je t’embrasse Bella)… Mais derrière ces mots, un questionnement, toujours le même : l’âme, c’est quoi ? Survit-elle après la mort, et comment… Je repense à ces 21 grammes que nous perdons tous au moment de mourir, ces 21 grammes que certains attribuent à l’âme, à l’esprit qui sort du corps…
Certes, nous avons une enveloppe corporelle que nous « habitons », que notre cerveau nous permet d’animer… Mais l’âme ! Ca ressemble à quoi une âme ???

Bon, je n’attends pas de réponse de votre part, bien sûr, cela touche à la croyance de chacun, à sa perception des choses, ça reste personnel…
Mais elle, elle sait, son âme fait la fête toutes les nuits en dehors de son corps !!! C’est fort, ça, quand même !!!

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