Il faut savoir dire stop… malgré tout.

Posté le 3 novembre 2011

Voilà ! Tu m’as répondu… Prise au dépourvu parce que je ne t’attendais plus… Parce que je n’attendais pas une carte de ce format, que j’ai d’abord prise pour un faire-part…Venant de qui ? Ca !…

J’ai laissé, non, j’ai caché l’enveloppe dans mon agenda, pour pouvoir l’ouvrir quand je serai tranquille, plus tard dans la soirée. Dans ma tête, il y avait toutes ces pensées qui se bousculaient… « Suis-je prête à affronter le contenu ? », « Je viens d’entreprendre une nouvelle démarche pour aller mieux, parce que vois-tu, depuis ce fameux dimanche, tout n’a été que descente aux enfers… », « je sais que je suis fragile mais je sais que je ne pourrai pas dormir si je n’ouvre pas ! » « Qu’est-ce que j’espère enfin de ces mots écrits sur une carte que je sais soigneusement achetée ? »…

Il s’est passé tout ça… J’ai essayé de t’éloigner un peu, prise par le tourbillon de ma vie.

Et puis le tourbillon s’est calmé.

J’ai pu glisser à « L »‘homme que j’avais de tes nouvelles, mais que je n’avais pas réussi à ouvrir, encore, ce pli qui me remuait.

L’heure est venue où j’ai envoyé ma progéniture au lit… Je leur ai dit, il y a quelques semaines, que nous nous étions éloignées. Ils n’étaient pas ravis, tes marmitons, mais je leur ai expliqué, un peu, que les grandes personnes aussi se fâchaient parfois, ou s’éloignaient, définitivement… Enfin, j’ai essayé d’être au plus près de la réalité, avec des mots faits pour eux… Ils savent que c’est aussi ça, la réalité des adultes (et ça ne doit pas leur faire envie !).

L’heure est venue où j’ai décacheté ta lettre, oh oui, j’ai bien lu ton timbre aussi.

J’ai lu, je t’ai lue, une dernière fois.

Je me suis dit que tu ne m’en voulais pas, enfin pas comme on en veut quand on considère que l’autre est seul responsable, et ça m’a fait du bien.

Je me suis dit que tu étais comme moi, à te dire que l’impasse en était bien une, sans issue donc. Mais pas sans souffrance.

Que quelque part peut-être tu étais soulagée que j’aie pu prendre cette décision, tu m’as dit clairement que ce n’est pas toi qui la prendrais.

Je me suis dit aussi que – une fois encore – on pouvait m’oublier, me zapper, que je ne suis pas indispensable, et tu sais comme ça me fait mal, ce genre de pensée… Mais je sais aussi que tout ça c’est mon problème à moi.

J’ai envie de te dire, juste, que tu m’as prise au dépourvu, que je ne t’attendais plus, mais que je suis heureuse que tu l’aies fait, sans haine ou animosité, en toute intelligence (c’est aussi comme ça que je te connais).

Je me suis dit que c’est dommage, que ça fait mal à nouveau, très mal. Mais que c’est comme ça. Qu’on n’y arrive pas.

Je me dis que tu vas me manquer, mais ça je le savais déjà.

Et puis, il y a tous ces moments partagés que je n’oublierai pas.

Oui, c’est certainement un autre départ pour toi comme pour moi vers ailleurs, où ?… Et je vais avoir mal de ne pas savoir.

Tu as compté, tu sais à quel point.

Je n’oublie rien, je te souhaite tout ce qui peut te rendre heureuse.

Prends soin de toi.

Je t’embrasse.

5 commentaires pour « Il faut savoir dire stop… malgré tout. »

  1.  
    Mind The Gap
    4 novembre, 2011 | 11:16
     

    Quand une rupture à lieu, qu’il s’agisse d’une relation amoureuse ou d’une amitié (mais c’est pareil car l’amitié est une forme d’amour aussi) je crois qu’on a tous un choix à faire: laisser tomber définitivement pour faire le deuil, ou essayer de retrouver l’autre pour renouer les liens.
    Chaque histoire est différente et chaque décision est respectable.
    Je t’embrasse.
    Ps: petite curiosité de ma part : la publicité sur ton blog, tu l’as choisie ou l’hébergeur t’impose d’en mettre?

  2.  
    4 novembre, 2011 | 11:46
     

    MTG : oui le choix est fait et est réciproque. Merci pour ton passage, et non, je ne choisis pas la pub sur mon blog, elle est imposée par l’hébergeur, ou supprimée mais moyennant finance !!!

  3.  
    Jeneen
    5 novembre, 2011 | 15:30
     

    très très beau texte, tellement réaliste, ça prend aux tripes (et une 3ème Julia dans les textes !) très bon janotisme, félicitations !!!

  4.  
    La Douce
    6 novembre, 2011 | 20:43
     

    La description de ces instants où, au moment de lire ces lignes si précieuses, les sentiments oscillent entre curiosité, peur, tristesse, joie, excitation, appréhension…
    Retarder ce moment ou l’accélérer pour savoir, être soulagée, ou attristée, face à une réalité qui nous remet les idées en place ou nous met en colère.
    Ce mélange de sentiments prend au tripes.
    J’aime beaucoup ta façon de retranscrire les sentiments, on les vit avec toi.

    C’est un très beau texte, plein d’émotions.

  5.  
    10 novembre, 2011 | 14:22
     

    Jenen : merci, je suppose que tu voulais poster ça dans les plumes en « J », mais ton com me fait plaisir.

    La Douce : Merci, tout simplement… Tu as très bien décrit aussi ces « moments »…

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