Il m’a été dit que certaines personnes me trouvent hautaine à la lecture de mon blog, je me dis que cette remarque n’est certes pas banale et aura quelque chose de constructif dans ma vie… A quoi servent les critiques, si ce n’est pour qu’on puisse en débattre et tenter de confronter nos points de vue, donc avancer dans la connaissance de soi et d’autrui ?
C’est en tout cas ma façon de voir les choses, donc je n’éprouve aucune colère ni ressentiment quelconque envers ceux qui pensent cela, restant cependant interrogative sur ce qui les a poussés à penser cela.
Lorsqu’en sous-titre de mon blog je note « Ouverture », j’entends par là le fait de m’ouvrir aux autres et que les autres s’ouvrent à moi. J’accepte les remarques, si tant est qu’elles ne me condamnent pas dans un jugement sans fondement, tel qu’on a pu le voir ici et ailleurs il y a peu.
A l’écoute de ce mot « hautaine », je me suis dit qu’il fallait que j’aille voir la définition exacte de ce terme.
Voici ce que j’ai trouvé :
Hautain = dédaigneux… Me voilà bien avancée !!! Dédaigneux = qui exprime du dédain (j’adore le dico !!!)… Ne nous décourageons pas, dédain = mépris, arrogance, hauteur…
Ben oui, hautain / hauteur, même combat !!!
Alors un large sourire moqueur envers ma petite personne s’est dessiné sur mon visage !!! Me voici encore une fois dans ma contradiction personnelle : il se trouve que je ne cesse de bosser ma hauteur en analyse, car je manque de confiance en moi ! Bien que mon miroir soit en train de se redorer le cadre, le travail n’est pas fini, donc le résultat pas encore flambant à mes yeux ! Or, de cette non-hauteur je pourrais me défendre avec hauteur, semble-t-il, du moins dans certaines situations ou à travers certains mots… Ce n’est pas impossible en fait, et ce mot rapporté me fait l’effet d’une bombe, puisqu’à en croire certaines personnes de mon entourage, je paraîs sûre de moi ! (ou quand la façade prend toute la place !)
Au final, j’ai juste envie de remercier ceux qui ont exprimé ce sentiment, parce qu’ils m’auront fait réfléchir…
Pour un sourire dans le métro… Ca marche ?…
Michel Berger parle pour moi, ce soir :
Au bout du téléphone, il y a votre voix
Et il y a des mots que je ne dirai pas
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
Je voudrais vous les dire
Et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes
J’arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
Préparez votre temps, pour vous j’ai tout le mien
Je voudrais arriver, je reste, je me déteste
Je n’arriverai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je devrais vous parler,
Je devrais arriver
Ou je devrais dormir
J’ai peur que tu sois sourd
J’ai peur que tu sois lâche
J’ai peur d’être indiscrète
Je ne peux pas vous dire que je t’aime peut-être
Mais si tu crois un jour que tu m’aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
Et cours, cours jusqu’à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m’aimes
Et si ce jour-là tu as de la peine
A trouver où tous ces chemins te mènent
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S’installe en toi
Pense à moi
Pense à moi
Mais si tu crois un jour que tu m’aimes
Ne le considère pas comme un problème
Et cours et cours jusqu’à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m’aimes
N’attends pas un jour, pas une semaine
Car tu ne sais pas où la vie t’emmène
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S’installe en toi
Pense à moi
Pense à moi
Mais si tu…
http://www.youtube.com/watch?v=dv8opL8e0zk
Et tu l’as fait… Toi, mon Amour !

Je me souviens de toi très tôt … visite à travers la vitre de la maternité, nous n’avions pas le droit de venir te voir, je ne sais pas pourquoi, peut-être que ça ne se faisait pas, à l’époque… Il neigeait, ou en tout cas avait neigé, et j’éprouve encore ce sentiment bizarre qui m’est revenu il y a peu, de ma tête de petite fille qui, du haut de ses 3 ans et demi, aurait bien aimé être à la place de ce bébé qui était dans les bras de maman… Qui étais-tu alors, pour moi ? Je me souviens aussi de l’excitation qui était mêlée à ce sentiment bizarre… Ca doit être ça, devenir grande soeur…
Je me souviens de la chambre aux crocodiles, de miss petticoat (pfff ! Qu’est-ce qu’elle m’a gonflée celle-là !), de « Campa chauffage à votre service ! », de t’avoir sortie la tête hors de l’eau (au sens propre du terme, l’ai-je déjà fait au sens figuré ?… Pas sûr !) du petit ruisseau dans lequel tu étais tombée, je me souviens de l’épisode « camembert » en Savoie, générant un de ces premiers fous-rires qui nous a saisi et n’a cessé de se renouveler au fil du temps, des pépitos et des pizzas, moins drôles ceux-là, de tes galas de danse qui m’émerveillaient, moi le garçon manqué (devrais-je dire la fille manquée ?!!!) aux grosses cuisses (oui oui pas très ragoûtant je sais !)… Je me souviens, plus tard, de ces conversations interminables que nous avions ados, de toutes ces confidences que les murs de nos chambres ont entendu et ne diront jamais, de ta chambre si bien personnalisée quand la mienne restait sans âme, de tes poèmes et de ces citations, des photos de Doisneau que je t’aurais piquées, si j’avais pu, des mots et gestes qui ont pu dépasser ma pensée mais sur lesquels on est toujours passées…
Et puis plus tard encore, l’âge adulte qui s’amorce, ta présence réconfortante quand il a fallu, ce coup de fil plus tard, où tu savais que je pouvais entendre ce que tu allais me dire : ai-je su te soutenir comme tu le désirais ? Je ne sais pas… Les années qui passent et la distance qui se crée, physique d’abord, tu es loin, tu rencontres des gens qui me sont inconnus, tu te libères de poids devenus trop lourds, tu avances mais ne dis plus rien, il faut que je devine… Je t’en veux parfois, tu le sais, c’est dur d’être quittée, délaissée, ignorée, je t’en veux et je sais, au fond de moi je comprends, ce n’est pas que tu ne veux pas, c’est que tu ne peux pas, ce n’est pas contre moi, c’est contre toi que tu te bats, mais quand même, c’est dur cette distance !…
Vient la création de mon blog, je te l’annonce dans un souffle d’espoir, serait-ce une façon de recréer ce lien qui s’est trop distendu ? Je l’espère, j’y crois sans trop y croire… Et ne suis pas déçue… Tu deviens une lectrice assidue, tu y cherches ta place, tu me lis mais te tais, au moins je sais que tu sais, même si je ne sais pas, moi, ce qu’il advient de toi… C’est un début je crois, et puis je suis rêveuse, amoureuse et rêveuse, et il me plait de croire qu’un de ces soirs, vous débarquiez ici tous les deux, et qu’on refasse la vie, tous les quatre, pour que les maux s’effacent… Et si ce n’est pas vous, alors ce sera nous !!!
Ma beauté, ma p’tite soeur, ce lien-là, tu le sais, est indéfectible, et tu as des tas de raisons d’être fière de toi…
Je t’embrasse et je t’aime…
C’est exactement ce que je crois être en train de vivre…
Je développe : après la séparation d’avec le père de mes enfants, j’ai vécu diverses expériences personnelles où tout me semblait bon à prendre, fonçant sur ce sentiment de liberté où tout était à découvrir, les soirées entre amis où l’on laisse libre cours à tous types de débordements, les rencontres en tout genre qui ne mènent à rien, découverte fatale d’une solitude bien pesante aussi, se retrouver seule (sans homme et sans enfants) chez des amis tous au moins en couple… Peu à peu, d’errances en erreurs, de solitudes en silences, je me suis perdue sans en avoir conscience. Et à force de me perdre j’avais égaré aussi ce qui me constitue, mes priorités, mes envies, mes valeurs … A tant me disperser j’ai fini par me tromper moi-même, laissant paraître de moi ce que je ne suis pas, me créant une façade qui n’a au final trompé que moi-même…
Le pointer a été pour moi une première étape, cela s’est passé le 1er janvier de cette année, le matin au réveil après une soirée festive (comme il se doit en cette occasion), je me souviens de ce moment où j’ouvre les yeux et où subitement je me dis : « Mais que fais-tu ? Que fais-tu de ta vie, pourquoi t’obliges-tu à paraître gaie et légère alors qu’au fond de toi tout n’est que désolation ? ». Je crois que l’électrochoc est venu d’un couple d’amis qui durant cette soirée m’a fait comprendre qu’ils n’étaient pas dupes, une grosse baffe reçue à ce moment, repli immédiat aux … toilettes ! (seul endroit intime pour tenter de masquer les larmes douloureuses qui perlaient alors, ce n’était ni le lieu, ni le moment)… Une belle claque mais une claque nécessaire !
A compter de ce moment, je n’ai fait que tenter de me retrouver mais les démarches pour y parvenir n’ont fait que m’enfoncer davantage : il n’est pas suffisant de pointer qu’on est loin de soi pour y revenir, il faut encore trouver la manière de le faire ! Pas si simple… Il a donc fallu la chute en avant, m’enfoncer toujours plus dans le sable mouvant qu’était alors mon existence, pour en atteindre le point critique où la seule alternative qui se proposait à moi était d’en finir ou de réagir. Ayant bien pesé le pour et le contre des deux, pensant à tous ceux qui malgré tout me rattachaient à cette existence (si moche soit-elle), je décidais alors de réagir. C’est-à-dire de finir enfin ce que j’avais amorcé quelques années plus tôt : un face à face avec ma petite vie, dans le cabinet feutré d’une psy…
Ah je me rappelle comme alors rien n’allait, première séance en pleurs, et d’abord je suis nulle partout et dans tout ce que je fais, rien ne va (et tant qu’on y est appelez moi Caliméro parce que le monde il est vraiment trop injuste !)… Bon, c’était il y a quelques mois…
Aujourd’hui, il s’est passé des tas de choses dans ma vie, je sens que peu à peu je redonne le vrai sens de ce que je voulais lui donner, je me bouge, je me démène pour avancer dans cette analyse qui fait de moi ce que je suis, je reviens à moi, après une longue période d’évanouissement, et comme une convalescente, je goûte la saveur de toutes les choses que je croyais perdues… Bien sûr, je ne suis pas guérie, parce que guérir signifie construire autrement, faire avec les bases saines et détruire les fondations fragiles, pour en recréer d’autres, solides et inaltérables, ça prend du temps tout ça… Et puis il y a cet Amour qui me porte et me comprend, alors j’agis en Amour comme j’agis en ma vie et je vous le dis, là, ce soir : que c’est beau, c’est beau, la vie !
Le rêve, l’expression du rêve et ce qu’il en reste au réveil… Les rêves, les cauchemars, expression inconsciente de nos désirs, de nos peines ou de nos peurs… En ce moment je fais bon nombre de rêves récurrents, parfois de manière partielle, parfois en entier, parfois ces rêves intègrent de nouveaux composants… Mes rêves tourmentés de mes refoulements, et de mes espoirs… Des rêves qui me parlent ou m’interrogent…
Ce qui est fantastique, c’est d’observer qu’enfin mes rêves évoluent, expriment malgré moi l’avancée de mon conscient, avec un temps d’avance… Là où je ne mesure pas encore pleinement que j’accède peu à peu à celle qui est en moi, mes rêves m’en esquissent le contour, me poussent à m’y installer, à oser, à lâcher.
Petite ode ce soir à ma petite tête, pour lui dire peut-être simplement que je suis fière de ce qu’elle insuffle à mon corps, pour lui dire que ses messages passent, peu à peu, et que je ne m’en sens que plus sereine… (ouah ! est-ce moi vraiment qui écris ça ?!!!…)
Merci le temps !!!
Toi, mon grand, mon p’tit père, mon lou… Tes grands yeux bleus qui, baignés encore d’innocence, ont compris tant de choses déjà sur la vie. Je te vois grandir et mûrir à vue d’oeil, tu me toises parfois du haut de tes 10 ans, déjà si responsable, ayant déjà vécu… La vie, depuis ton premier jour, t’a donné ce don d’observation, de regard en retrait qui te met des antennes, c’est un peu tôt mon grand, mais que peut-on y faire ?…
Si tu lisais ces lignes, je te dirais à quel point je suis fière de toi, comme tu as su si vaillamment combattre l’an dernier, tes maux causés -entre autres- par cette maîtresse aigrie. Je te dirais que je te vois évoluer, changer et reprendre cette confiance que tu avais perdue, que j’aimerais savoir t’en donner davantage, que j’aime quand tu me parles et me dis tes soucis, mais aussi tes savoirs et tes petits malheurs… Te dire comme tu es grand déjà, que les petits tracas servent aussi à avancer, à se construire, te dire comme j’aimerais savoir te faire devenir homme, que je commets des erreurs, parfois énormes et que je m’en rends compte. Te dire que je suis là et le serai toujours, que tu peux tout me dire même si ça me fait mal…
Je t’embrasse mon p’tit lou…
Toi, ma puce, ma poupi, ma câline… Toi qui te colle à moi pour un tout, pour un rien, qui fonce tête baissée, écoutant tes envies. Toi ma p’tite dernière qui a versé des larmes lorsque tu as compris, il y a peu, que chez papa tu deviendrais cadette et non plus benjamine… Toi, qui prends ta place pour qu’on ne t’oublie pas… Je te dirais que l’amour d’un parent, qu’il soit père ou mère, ne s’atténue jamais quel que soit le moment, que je ne suis pas dupe, que nous ne t’abandonnerons pas, ni ton papa ni moi, puisque tu es notre fille, tout simplement. Te dire à toi aussi que je suis fière de toi, fière de ton intrépidité et de ton humanité… Te dire que, un jour, plus tard, tu seras une femme et que je resterai ta mère, ta maman, qui te soutiendra quoi qu’il se passe…
Je t’embrasse ma doune…
Et je vous aime, de tout l’amour qu’une mère porte à ses enfants.
Eh, Le Temps ! tu voudrais pas qu’on fasse la paix jusqu’à lundi après-midi ? Parce que moi, vraiment, ça m’arrangerait !!!
Laisse-moi ton manteau blanc et scintillant, mais reprends les couches épaisses de neige et de verglas que tu as déposées sur les routes pour me contrarier… Je te promets que si tu exauces mon voeu, je subirai sans effort tes assauts inlassables de janvier à mars… Je pelleterai sans plainte tous les matins que l’hiver fera, je gratterai mon pare-brise avec patience, je roulerai au rythme de tes caprices, je saluerai la beauté des paysages que tu m’offriras, mais je t’en prie, pas demain, pas ce week-end, pas là !!!
Merci le Temps, tu sais, au fond, je t’aime bien… Mais aide-moi je t’en supplie !
Il est là, assis devant moi et m’invite à m’asseoir face à lui… Sur ses traits marqués par son expérience et son intervention à haut risque sont empreints une grande détermination… Lui que je connaissais plutôt silencieux et observateur commence à parler… Les mots sortent sans difficulté, il entre dans le vif du sujet. Je ne savais pas, je tombe des nues, c’est bouleversant d’entendre ses mots…
Il me dit : « tu sais, je suis mort à un moment donné ! « … Ce préambule me glace, je me dis que j’ignorais, je le sens différent, je l’encourage à me dire, je sens qu’il en a besoin… Il enchaîne et m’explique, qu’il est parti, qu’il a vu des nuages baignés d’une lumière blanche, qu’il y a rencontré quelqu’un qu’il n’a pas pu voir réellement… La sensation qu’il pouvait s’agir de son père… Il me dit qu’il était bien, qu’il avait envie d’y rester… Je lui parle de plénitude mais il réagit vivement en me disant que non, c’est plus fort encore, il cherche le mot, ne le trouve pas… Ce n’est pas dû à son aphasie, c’est que ce mot n’existe pas… Quelque chose qui sublime la plénitude, que nous ne pouvons pas connaître ici bas…
Et puis il s’excuse de me raconter ça, me dit qu’il ne peut pas s’empêcher d’en parler à tous ceux qu’il voit… Je le rassure, je trouve ça normal qu’il ait besoin de dire…
Je lui dis que je ne suis pas -plus- adepte de la religion, mais que je crois en quelque chose après la mort.
Il me répond qu’il ne croit pas en Dieu, qu’il ne croyait en rien, d’ailleurs… Mais que désormais, il est obligé d’y croire… Comme je le comprends ! …
Je sens que cette expérience l’a changé, il est revenu pour ça, pour agir autrement, il l’a dit… Pas à moi, à celle qui partage sa vie, à celle en qui il croit et qui croit en lui…
Il ne sait pas quand il a franchi la barrière de la « non-vie », est-ce celle de la mort ? Etait-ce pendant son intervention ou après, pendant son coma ? Il pense que c’est après, à un moment précis… Et elle de se tourner vers lui en accrochant son regard pour lui confirmer que c’est justement le lendemain qu’il a commencé à bouger…
Son témoignage me remue, m’émeut, valide en quelque sorte ma conviction profonde… Et ce changement en lui… S’il est des signes dans la vie, alors je pense que celui-ci en est un, dans leur vie, dans la mienne…
Expérienceur… ce mot que l’on ne trouve pas dans le dictionnaire, désigne ces personnes qui ont franchi ce pas, qui nous sont revenues… Quand vous les rencontrez, que vous mesurez leurs paroles, vous recadrez vos priorités, croyez-moi !