Il est de ces personnes qui dégagent et contaminent leurs proches par leur sérénité, leur bienveillance. En visite chez des amis cet après-midi, ces amis-là qui ont traversé une rude épreuve il y a peu, qui se battent au quotidien pour que la vie reprenne le dessus, sans séquelle autre qu’un bonheur pur, que la mesure pleine de ce qu’est la vie et du sens qu’ils y donnent (qui sûrement est plus fort désormais, qui est recadré, quand la mort s’approche on n’a pas envie de palabrer), je les ai observés, je l’ai observé lui, qui se bat courageusement contre ce qu’il appelle son « anormalité », qui joue d’excuses en prétextant avec humour son « handicap » ; je l’ai vue elle posément lui répondre une phrase chargée d’Amour, une phrase et puis des mots, des regards, des gestes. Elle est rassurante, avec lui, avec ses enfants, avec tous ceux qu’elle croise et qu’elle entend, qu’elle écoute et qu’elle ne juge jamais, avec moi aussi bien sûr…
Je me suis sentie bien, j’étais là, on discutait, on échangeait sur la vie, nos vies, nos évidences et le pourquoi de celles-ci…
Cet après-midi, j’ai passé un moment hors du temps, un de ces moments qui aident à prendre de la distance, qui apaisent et régénèrent, c’était là, c’était simple, c’était beau, c’était bien.
Je vous embrasse tous les deux, tous les six… J’aime ce que vous êtes, profondément…
Merci à vous.
Toi,
Reflet ambré de mes ombres mordorées…
Toi que j’aime d’un Amour puissant, Toi qui me comprends au-delà de mes travers, Toi que je fais souffrir envers et contre moi, Toi qui deviens le miroir de ce que je suis, qui prends sur Toi pour me garder près de Toi… Toi qui me construis malgré moi, te dire que je sais, que j’entends, que je suis prête à tout pour avancer et construire positivement, parce que tu es là, que tu campes là, que tu ne fuis pas, que tu m’entends et me vois telle que je suis…
Ô Miroir, mon doux Miroir, tu m’es plus précieux que n’importe quel bien sur cette terre, je me fous du reste, je T’Aime…
Il existe au fond de moi comme un petit bout de moi inatteignable, absolument tenace et que je cache pour ainsi dire en permanence au monde. Il ne s’agit pas de jardin secret, mais plutôt du regard que je porte sur ma propre personne… Regard certainement peu objectif, qui correspond plus à ce que j’étais enfant qu’à ce que je suis aujourd’hui…
Ce petit bout de moi est comme une plaie surinfectée qui me travaille, me gêne, reste douloureuse et parasite mon « moi » actuel… Je le connais, je sais qu’il existe et je sais identifier les moments où il va se manifester, je ne peux l’empêcher d’atteindre la surface et de lâcher ses miasmes malgré tout. Ce petit bout de moi me pourrit la vie, et s’étend bien plus qu’à ma simple personne, puisqu’il peut m’amener à être agressive (verbalement) ou sur la défensive ou encore agacée ou, etc… m’amener à agir (ou réagir) négativement, en résumé !
Ce petit bout de moi s’est manifesté hier soir, injustement, parce que j’étais fatiguée… Il m’a poussée à me comporter comme une gamine irréfléchie et a blessé un être terriblement précieux à mes yeux. Ce petit bout de moi, je travaille dur pour apprendre à l’apprivoiser, pour que l’on puisse cohabiter, mais il est terriblement difficile d’y parvenir… Parfois, ça me semble insurmontable… Parfois, j’ai envie de ne plus lutter et de laisser ce petit bout de moi s’exprimer…
Mais je sais que ce n’est pas la solution…
Après plusieurs années d’errance amoureuse, d’errances et de déviances en tout genre, on se sent perdue, bafouée dans son intimité, sans repères. On a cette sensation que la vie nous échappe, que la vie de famille et surtout que la famille en elle-même n’existe plus, puisque nous ne partageons plus ces moments où l’adulte en face de nous n’est plus là… Alors c’est la dégringolade vers des tas de remises en question, des monticules de sentiments de médiocrité qui nous hantent, nous brisent toujours plus et finissent par nous faire nier que l’on peut être à la hauteur, malgré tout…
C’est douloureux, tout ça, d’avoir à se regarder en face chaque matin en se sentant moche, nulle et inutile, jour après jour, sans que rien ni personne ne vienne nous rassurer vraiment…
Et puis un jour, quand on est au fond du fond du trou, quand on se dit que plus jamais, quand on renonce, quand on n’attend plus grand chose au final de notre vie de femme et de notre vie de famille, un jour se dévoile l’Amour.
Au départ, on n’y croit pas trop, on reste sceptique et on doute, de l’autre bien sûr, de soi aussi, de nos propres capacités à savoir aimer, Aimer. Le temps passe, chaque jour on reste étonnée de la présence indéfectible de l’Autre, on se surprend à se dire que ça pourrait être confortable de lâcher prise et de se laisser aller à cet Amour-là. Vient ce jour où, justement quand il le faut, l’Amour comprend nos ressentis et nos fragilités, les comprend, les entend, les cerne et lutte contre et avec nous. On reste bouche bée, on ne réalise pas que ça existe, que ce qu’on croyait possible avant, que quelqu’un atteigne sans qu’on lui dise nos pensées les plus profondes, nous comprenne par-delà nous-même ce que nous avons du mal à cerner, cet Amour décrit dans les films et auquel peu de personnes croient, est là, devant nous, qu’il n’a pas l’intention de s’enfuir et mieux, qu’il va nous aider à grandir, à guérir…
On entame le lâcher prise…
Et puis vient ce jour où la rencontre avec les enfants se produit, une rencontre que l’on n’appréhende pas, parce qu’on est persuadée que ça va aller, qu’il ne peut en être autrement.
Cet Amour, assis à mes côtés à l’instant où j’écris ces lignes, qui joue aux échecs avec mon fils, qui l’a encouragé cet après-midi à son match de foot, qui porte ma fille et joue avec les deux, qui s’intéresse à leurs devoirs et les partage, qui s’implique avec envie dans ce qu’ils sont, cet Amour me montre comment la vie peut être, à deux, à quatre… Oui, ce soir, je crois que ma vie reprend tout son sens, que je lâche prise encore et encore, que ce qu’Il me montre emporte au vent tous les doutes, toutes les peurs et me pousse à vivre, à profiter du bonheur, parce que ce soir, comme depuis quelques temps, je suis heureuse, je goûte au bonheur plein, à la plénitude de cette vie nouvelle qui démarre et qui est chargée de promesses. J’Aime, avec ce grand A, celui qui m’Aime et me le montre au quotidien.
Un moment particulier dans ma vie… Parmi les rencontres magnifiques que la vie m’a permis de vivre jusqu’à ce jour, il y eut celui-ci… Petit bout de femme de 24 ans à peine, coeur immense et main tendue, sourire engageant et intimidée par mon grand âge (à l’époque j’en avais 34), nous nous sommes rencontrées dans un cadre professionnel qui s’est vite mué en soirées partagées de sourires et de rires… Il est bon parfois de se laisser aller aux connivences en tout genre, ça signe de belles choses, en amour comme en amitié. Un repas, une clope partagée, et nous voilà parties dans des discussions sans fin, dans une Amitié sans bornes…
Il est certain que l’Amitié est parfois mâtinée de hauts et de bas, mais quand elle est réelle, elle passe au-dessus des déferlantes…
A toi ma Bella, pour tes lapsus non révélateurs mais toujours aussi drôles, pour ta présence unique et ton soutien sans faille lorsque ma solitude fût insupportable, pour les bouteilles entamées et les endives, pour la choucroûte à la gastro, pour les « Ben ça alors ! » inoubliables, pour les mots francs qui recadrent, pour les soirées pyjama et les fous-rires, pour les « c’est à dormir couché » ! … Et tutti frutti !!!


S’il est un moment entre parenthèses dans ma semaine, c’est celui-là… Le moment délicieusement attendu, rituel sacré de la fin de semaine, où je rejoins cette Amie, sourire aux lèvres et des confidences plein la tête, dans « notre » café. Nous nous asseyons à « notre » table, elle un café, moi un déca… Nous ne dérogeons pas ou très exceptionnellement à ce moment qui ne dure pas forcément très longtemps, mais nous donne l’occasion d’échanger les potins de la semaine, les confidences sucrées, les amertumes diverses, des sujets les plus légers aux plus lourds, des plus profonds aux plus épicés, tout y passe !
Nous sommes pour le moins deux adultes responsables et impliquées, et nous refaisons le monde, ou notre vie, inlassablement…
Ce moment est hors du temps, il permet aussi de faire sauter la soupape, de se rassurer, de s’écouter quand l’une est plus fragile…
Ce moment-là, aujourd’hui, parce qu’on est vendredi et pour une autre raison, je l’ai particulièrement savouré…
Merci à toi, pour tout !
La loi des séries, tout le monde connaît, mais quand on a le nez dedans, on n’a qu’une hâte, celle que ça se termine. Ainsi cette semaine enchaîne les coups, sans que rien n’ait été prémédité (sauf peut-être demain soir, une réunion, car je reste assez pessimiste sur le ton qui va être donné…)…
J’aime la nuit, la nuit réelle, celle qui laisse toute sa place au silence, à l’intime, au repli sur soi… Je déteste les nuits créées artificiellement, celles qu’on vit malgré soi, qui nous plongent malgré nous dans l’ombre salissante de la frustration, de l’humiliation, des blessures et de la douleur…
On dit toujours que c’est dans ces moments-là qu’on découvre ses vrais amis, je m’en aperçois cette semaine où des personnes se manifestent ici et ailleurs pour me dire que je compte, qu’ils m’acceptent comme je suis, que c’est comme ça qu’ils m’aiment et me soutiennent, même si parfois je m’égare… Oui, ce sont eux qui me comprennent, au final, qui ne me jugent pas et acceptent de discuter quand il y a désaccord. Eux qui éclairent ces nuits trop lourdes de tristesse, eux qui m’aident à avancer, eux qui me relèvent et me montrent que demain existe… Eux, et puis Lui, bien sûr, indéfectible et patient…
Alors, je vous en fais la promesse, cette semaine est terne, a perdu l’éclat, l’étincelle de la vigueur qui m’habitait depuis quelques temps, mais qui va revenir… Je m’accorde le droit, et le temps, de digérer les injustices, sur lesquelles un jour, je publierai…
A vous qui êtes là : vous m’êtes précieux… merci.
Certains mots, agissements cette semaine me font réfléchir à qui je suis… A comment j’agis avec les autres et à comment je réagis.
Je suis une personne en construction, qui affronte ses travers et tente de les reconnaître aux yeux du monde… Je suis quelqu’un de « sans filtre », je l’ai déjà dit, qui absorbe les sentiments de ceux qui lui sont chers et s’implique souvent dans ce qu’ils traversent, par la pensée du moins. En général, je ne m’embarrasse pas de formules d’usage pour dire à quelqu’un que je l’apprécie ou qu’il me blesse, je dis, sans arrière-pensée ni mots couverts…
Je me rends bien compte que cela surprend, que cela est atypique et peut faire fuir, parfois. Je n’attends pas pour autant en retour que l’on m’adore, que l’on me suive ou qu’on m’approuve. Mais je ne veux pas perdre de temps dans des contournements et des formules de politesse, peut-être parce que j’ai ce sentiment profond de me dire que demain peut-être, je ne serai plus là.
Je peux tomber sous des coups, qu’ils soient voulus ou non, je souffre et me relève, comme beaucoup d’entre nous.
Je peux entendre des tas de choses qui me feront ployer, c’est une de mes grandes qualités et certainement pour moi mon plus gros défaut.
Qui suis-je ? Un être humain qui tente de vivre et de tendre la main à d’autres qui lui plaisent, sans arrière-pensée, en toute bienveillance… Ca ne marche pas toujours, parfois, j’en fais les frais… Il faut que j’apprenne, la distance, la non-implication, à filtrer… Pour moi !
Ras-le-bol de me faire descendre partout, dans ma vie pro ou mes commentaires annexes sur d’autres blogs, aujourd’hui, il paraît que « je fais chier », que « j’emmerde » et que je suis une « imbécile » ! Ca fait toujours plaisir, de là à dire que je retourne aux destinataires la joliesse de leurs propos, il m’en faut peu, peut-être un reste de bonne éducation ou surtout la femme en moi qui répond à la gamine impulsive : « crois-tu vraiment que ça en vaille la peine ? »…
QUE CEUX QUI ONT DES CHOSES A ME DIRE VIENNENT ME LES DIRE ICI, OU EN FACE, SANS LACHETE…
BIEN A VOUS…
Ca s’est passé ce matin, une mère arrive avec son fils sans avoir repris rendez-vous, alors qu’elle n’était pas venue la semaine dernière… Comme elle n’en était pas à son coup d’essai, j’avais mis une autre enfant à « sa » place… Je me retrouve donc avec les deux mamans et les deux enfants et commence à expliquer tranquillement à la mère concernée le pourquoi du comment. Elle se lève alors et commence à me hurler dessus des tas d’insultes dont je vous ferai grâce, et profère la menace : « On ne va pas en rester là !!! »…
Je tente de lui dire que je suis toute disposée à en parler avec elle, mais elle dévale les escaliers en hurlant des insanités (j’imagine que tout l’immeuble a entendu) sans écouter un mot de ce que je peux lui dire.
Bien, je verrai donc de quelle manière elle compte régler ses comptes avec moi, m’envoyant peut-être son colosse de mari pour me casser la figure, ou me faire un procès en bonne et due forme ? Les choix sont multiples, à choisir je préférerais la deuxième solution… Ou encore que ce ne soient que des paroles en l’air ! Cette famille, je la soutiens depuis plusieurs années en me battant pour eux, d’où le grand sentiment d’injustice que j’éprouve !!!
Ce que cette attitude me renvoie au plus profond de moi, c’est que les gens craquent sous la pression, et que tout devient prétexte à faire scandale et à se considérer comme étant au-dessus de tout. Cette mère a agi comme si je lui devais sa séance à cette heure précise… Alors que suis-je ? Un larbin ? Une servante ? Une esclave ?
Non, mais je rêve !!!