S’accomplir…

Posté le Samedi 3 septembre 2011

Avez-vous remarqué comme parfois certaines musiques sont ancrées en nous et font ressurgir des sentiments ressentis au moment où on les écoutait, alors ? Je suis en train de le constater à l’écoute de Snow Patrol, que je me suis passé en boucle en début d’année 2010. Je suis retombée sur le CD que j’avais oublié, et forcément je n’ai pu résister à l’envie d’entendre quelques unes de mes plages favorites…

Mais si l’état d’esprit du moment me revient là, en pleine figure, je mesure tout ce chemin que j’ai parcouru depuis… Depuis, il y a eu de violents orages dans ma vie, des torrents de larmes et de désespoir, des dérives qui m’ont entraînée si loin que j’ai failli partir et puis, et puis le chemin de cet autre que j’ai croisé et que je n’ai plus quitté depuis. Et puis aussi, un travail sur moi bien entamé et qu’il va falloir que je poursuive pour m’accomplir pleinement. Et puis, un jour, des cours de piano parce que j’en ai envie, tellement, depuis si longtemps…

Juste envie d’écrire ça pour redonner -je l’espère- de l’espoir à certaines personnes que je sais malheureuses à travers les blogs… et autour de moi.

S’accomplir…

Rêvanescence @ 14:45
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NO COMMENT …

Posté le Vendredi 2 septembre 2011

A lire : http://info.sfr.fr/faits-divers/articles/un-tram-evacuer-des-roms,696875/

Je ne commente pas, pas la peine… Merci la France  !

Rêvanescence @ 18:13
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Le mec de la tombe d’à côté.

Posté le Jeudi 1 septembre 2011

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Je viens d’achever le livre de Katarina Mazetti qui parle… d’amour ! (Ben oui, encore !!!). C’est une amie qui me l’a conseillé, cette même amie qui, un jour où l’on parlait d’amour, m’a dit : « l’amour, ça ne suffit pas ! ». Je m’étais gardée à l’époque de creuser ce qu’elle voulait dire, ce n’était pas pour moi le moment, je navigais déjà sur des eaux plus que tumultueuses de ce côté-ci… Mais pas prête encore à regarder la réalité en face !

Donc, Le mec de la tombe d’à côté, c’est l’histoire d’un mec (ah mince c’est encore pas de moi cette formule !), d’un mec et d’une nana… qui se rencontrent dans un cimetière (au moins, ça c’est original !). Amour passion, amour dévorant mais amour qui ne suffit pas ! Car se pose l’éternel problème de classe sociale, de choc culturel qui se campe au centre de cet amour comme un boulet que l’on tente d’ignorer…

Je n’en dis pas plus, un chouette bouquin qui finit de me donner la réponse sur : « aimer, ça ne suffit pas ! »…

Rêvanescence @ 10:18
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Ca sent la rentrée !

Posté le Dimanche 28 août 2011

Oh que oui, ça sent la rentrée… Je profite de mes dernières heures de vacances et demain, je m’y jette à nouveau… Psychologiquement, c’est toujours intéressant de voir ce qui se passe en une veille de rentrée : ce matin, je me suis réveillée beaucoup trop tôt pour un dernier jour de congé, mais bon, passons ! J’ai donc eu loisir à penser au lendemain, à cette reprise à la fois non souhaitée (parce que c’est quand même sympa, les vacances, d’autant que cette année elles ont été extrêmement riches humainement parlant) et attendue (parce que si pas de reprise pas de vacances…). Et puis, j’aime cette atmosphère de reprise, un peu comme quand, enfant, je savais que j’allais enfiler les nouveaux habits soigneusement achetés pour cette occasion, puis plus tard au collège toutes ces nouvelles fournitures choisies que l’on étrennait peu à peu… Aujourd’hui, pas de nouvelle tenue, pas de beaux cahiers à commencer, mais des nouvelles rééducations, de nouvelles personnes à découvrir et – pour les anciens patients- une nouvelle année qui démarre avec de nouveaux paramètres, une fatigue balayée et une motivation renouvelée… L’annonce certaine qu’on va faire du bon boulot !

Pour tous ceux qui demain ou dans les jours prochains, s’y replongent, je vous souhaite une belle et douce rentrée.

Rêvanescence @ 12:46
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Un an déjà…

Posté le Samedi 27 août 2011

Cela a fait un an hier que j’ai commencé mon blog… Un an de mots tapés, parfois furieusement, parfois plus tempérés, toujours avec envie, parfois dans le doute ou la peur, souvent juste pour poser ici des réflexions. Une longue pause sans inspiration ces derniers temps, des mots qui me trottaient dans la tête mais une espèce de blocage qui faisait qu’ils ne s’articulaient pas les uns aux autres… un léger vent de panique et une grosse dose de frustration de ne plus y arriver… Et puis un jour, un élément déclencheur qui me permet de me relancer… Peut-être ce blog va-t-il prendre une orientation différente, moins personnelle, plus basée sur l’écriture… C’est la question que je me pose là, après avoir participé au marathon d’écriture d’AlainX et aux plumes d’Asphodèle… En tout cas, un an plus tard, je ne peux que vous remercier, tous, de faire vivre ce blog, de m’aider à avancer, de m’ouvrir certains horizons. La vie est riche et je ne cesse de l’explorer, et mes rencontres bloggesques (???!!!) me nourrissent autrement…

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Rêvanescence @ 13:39
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Les plumes d’Asphodèle – Lettre H -

Posté le Samedi 27 août 2011

Suite et fin des plumes d’Asphodèle, avec ces mots : HÉSITER – HURLEMENT – HUMAIN – HÉLICOPTÈRE – HIRSUTE – HÉCATOMBE – HONNEUR – HONGROISE – HASCHISCH – HARMONIE – HUMBLE – HÉRISSON – HYPOTHÈSE – HUMILIATION – HANTER – HARIDELLE – HASARD – HYÉMAL (E) ou HIÉMAL(E) – HALO.

C’était humain ! Elle n’avait pas résisté à cette envie…

Elle s’était assise là, discrètement et légèrement en retrait pour mieux écouter les notes qui émanaient du vieux piano poussiéreux qu’il venait de retrouver. Le fauteuil dans lequel elle s’était enfoncée était sans âge et pourtant encore confortable, il avait cette odeur de vécu qui forçait le respect, et c’était tout en son honneur. Elle avait découvert, posé sur un de ses accoudoirs, Les paradis artificiels de Baudelaire, et avait entamé ce matin le « poème du haschisch », elle le poursuivrait tout à l’heure, après le piano… là, ce n’était pas le moment.  Elle l’observait, lui, se familiariser avec cette partition qu’il avait jouée et rejouée, il y avait si longtemps, ils ne se connaissaient pas encore… Elle se sentait en parfaite harmonie avec lui, à ce moment précis de la journée. Le premier prélude de Bach auquel il s’était attaqué tombait sans hasard dans sa vie… Entre eux, depuis le début, tout n’était qu’évidence, une évidence déroutante qui lui donnait parfois envie de pousser des hurlements tant elle mesurait sa chance. Elle voulait rester humble dans son bonheur, comme le font ces grands voyageurs qui racontent leurs périples avec une simplicité sans égal. Elle se laissa emporter dans ses rêveries, profitant du halo de lumière qui pénétrait par les volets entrebâillés. Pourquoi n’avait-elle pas hésité quand il avait commencé à la courtiser, tel un gentleman, lâchant par petites touches épistolaires son inclinaison pour elle ? Avec lui, elle n’avait pas eu peur d’une ultime humiliation, et l’hypothèse d’un échec l’avait à peine effleurée. Il avait trouvé le chemin qu’il fallait se frayer pour faire tomber ses défenses, la ramener de son repli sur elle, glacée qu’elle était par l’hécatombe de sa vie comme le sont ces montagnes hyémales qui jamais ne dégèlent. Quand elle y songeait, elle voyait sa vie desséchée comme une haridelle, aussi hirsute qu’un hérisson et aussi tragique que la scène dans Platoon lorsque l’hélicoptère décolle, abandonnant Willem Dafoe à la mort. Mais il avait compris… il s’était approché d’elle à petits pas, comme dans ces danses hongroises où les pieds minuscules et fragiles des danseuses laissent penser que le temps se suspend. Elle s’était défendue un peu, au départ, restant sur la réserve. Peu à peu pourtant, elle avait saisi qu’avec lui, tout serait différent. Doucement, il l’avait encouragée sans la brusquer, lentement, patiemment, il s’était installé dans ses pensées, chacun de ses mots à lui prenant plus de place en elle, allant jusqu’à la hanter. Elle se souvint de cet instant précis qui lui permit de lâcher prise et de se laisser aller à lui. Cela faisait un an bientôt, elle n’avait jamais eu conscience aussi accrue de ce qu’était le bonheur, savourant chacun des gestes qu’il lui offrait, chacun de ses mots aussi. Et là, elle le regardait poser ses doigts avec précaution sur les touches noires et blanches, émue et vrillée par une émotion qui la bouleversait. Elle se dit que c’était lui, elle se dit qu’elle aimait, d’un amour sans égal, d’un amour qu’elle mènerait loin. Elle lui murmura « je t’aime », un de ces « je t’aime » que l’on dit douloureusement et qui font perler des larmes aux yeux… Il ne l’entendit pas mais ce n’était pas grave… Il savait.

Rêvanescence @ 6:00
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Les Plumes de l’été d’Asphodèle – Lettre G -

Posté le Samedi 20 août 2011

Après une visite chez Suzame et Manuel, à mon tour de me lancer dans le défi d’Asphodèle… Au moins pour la lettre G…  

Anna s’installa confortablement dans le bureau qu’elle s’était aménagé dans un coin de son garage, cette petite pièce cosy dans laquelle elle aimait se réfugier, c’est là qu’elle se sentait le mieux. La lumière filtrait par la petite fenêtre, tamisée par un léger voilage en lin. Dehors, les enfants gambadaient, déguisés en indiens, ils tournaient autour de leur tipi en imitant des chevaux au galop. Leur excitation confondue avait fait taire les grillons qui grésillaient en chœur en début d’après midi ; Poupi en revanche, le jeune labrador acheté récemment, s’en donnait à cœur joie et multipliait les galipettes autour des enfants. Ce soir, elle serait sollicitée pour leur raconter une histoire sous la tente, à la lumière des bougies placées dans les giraumons (qu’ils avaient patiemment creusés et nettoyés puis piqués de clous de girofle  pour dessiner la tête et les yeux -comme on plante des cailloux dans la tête d’un bonhomme de neige-), et qui projetaient une lumière chaude et vacillante. Tom, son compagnon, débattait de « roque », de « prise en passant », de « gambits » divers et variés, de stratégies avec un de ses amis, en dégustant des petits fours qu’elle avait préparés ce matin, les sachant aussi gourmands l’un que l’autre… Tous deux étaient des passionnés d’échecs et pouvaient passer des après-midi entiers à faire et refaire des parties.  Anna avait donc le temps, elle alluma son ordinateur portable et fouilla dans ses dossiers qu’elle laissa défiler de « a » à « g »…  et cliqua sur celui intitulé « généa.doc », situé entre « gallinacé.doc » (Tom étant ornithologue, ce genre de fichier peu commun l’était à la maison) et « Grèce.doc » (lieu de leurs dernières vacances)… L’arbre généalogique apparût, magnifiquement déployé. Elle avait choisi la police garamond pour la petitesse des caractères et la sobriété de leur forme. L’arbre ainsi étalé lui faisait penser au vieux chêne qui trônait dans le jardin, dont les branches en automne s’alourdissaient de glands, comme son arbre s’emplissait de noms. La veille, elle s’était penchée sur un aïeul pour le moins grotesque, qui avait eu son moment de gloriole en sauvant de l’eau une vache un jour de crue… Il n’avait cessé de s’en vanter jusque sur son lit de mort, aurait-il sauvé vie humaine que ce n’eût pas été plus gratifiant ! Il racontait cette histoire à qui voulait l’entendre, dans un galimatias aviné…

Anna sourit à cette évocation, il est de ces ancêtres que l’on préfèrerait ignorer être de nos familles… Elle savait qu’aujourd’hui, ce qu’elle allait apprendre sur son arrière-arrière-arrière grand-père allait la subjuguer. Car Antonin –c’était son nom- avait laissé à titre posthume un carnet de notes qu’elle avait retrouvé dans une vieille malle chez ses parents. Elle en avait immédiatement pris possession et s’était jusqu’alors contentée d’y jeter un bref coup d’œil, attendant patiemment et sans gémir le bon moment pour s’y plonger avidement. Il était là, enfin ! Elle ouvrit la première page et détailla le portrait qu’elle avait sous les yeux : l’homme était d’un gabarit imposant, vêtu d’une chemise épaisse et d’un pantalon en grosse toile, il portait des godillots qui semblaient pouvoir l’emmener partout où il le souhaiterait. Anna lui supposait la voix grave malgré la douceur qu’elle imaginait émaner de lui. Elle lut : « 21 novembre 1831, le givre est partout, les eaux du Rhône et de la Saône sont gelées. Je rentre à l’atelier, fourbu mais plein d’espoir. Autour de moi, les métiers à tisser sont silencieux, tous les compagnons se battent avec moi pour la survie de ce que nous sommes, de fiers et redoutables canuts. Au matin, le peuple enfin s’est rassemblé, nous nous sommes regroupés rue des Capucins pour lutter contre tous ces soyeux qui nous exploitent chaque jour un peu plus, ces lâches qui nous envoient la police plutôt que de nous affronter. Aujourd’hui, l’espoir est là, la lutte est rude… Nous allons gagner, il le faut ! ». Sur la page suivante, Anna put lire une écriture plus irrégulière : « 23 novembre 1831 : nous sommes les maîtres ! Nous avons vaincu ces pleutres, nous avons délivré nos frères emprisonnés, lâchement abandonnés derrière leurs grilles dans leurs cellules obscures. Ils ont fui, les lâches, ils ont eu peur de nous, de nos gones téméraires et de nos outils – pauvres armes-, de notre nombre… Ah ! Comme il est bon de voir leurs gueules béantes d’horreur comme celles de nos gargouilles ! Nous avons honoré notre drapeau noir, notre devise : « Vivre en travaillant ou mourir en combattant »… ». Anna reposa le carnet, songeuse… Elle pensa à cette page qui se tourna après la révolte des canuts, à leur courage, aux morts sacrifiés pour une cause juste, à l’influence de cette révolte dans le monde, à la politique sociale qui en découla. Un de ses ancêtres y avait participé, elle en était fière. Elle inséra quelques notes en lien avec le nom d’Antonin sur son bel arbre. La suite, elle la lirait demain…

   

Rêvanescence @ 6:00
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Tout ce que l’on ne dit pas…

Posté le Lundi 15 août 2011

Il y a toujours dans la vie des mots que l’on tait, parce qu’on les hait, parce qu’on n’est pas prêt, parce qu’on se retient… Des mots liés à des moments mais des mots qui ne se suffisent pas, des mots trop lourds ou inutiles, des mots qui vont avec des gestes, des mots chargés d’intensité, des mots empreints ou empruntés, des mots gauches qui sont trop droits, des mots habiles mais qui deviennent maladroits si par erreur ils sortent…

Ce sont ces mots que l’on dirait un jour de grande impulsivité… des mots qui disent l’amour et l’agacement, la douleur ou la joie, des mots extrêmes, des « je t’aime moi non plus », des « non plus moi je t’aime », des mots à la vie à la mort… Des mots qu’il faudrait pouvoir dire, en fin de compte, des mots qui apaiseraient ou inquiéteraient, mais des mots au final qui assainiraient les silences… qui apaiseraient les consciences, qui éclaireraient nos sens…

Rêvanescence @ 22:22
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Où est passée l’inspiration ?

Posté le Mercredi 20 juillet 2011

Aïe aïe aïe, j’ai mal aux mots, j’ai mal aux idées, j’ai mal aux sujets… Je suis en panne sèche, je cale et je coule… Des tas de choses pourtant se bousculent en moi, des petits riens auréolés de douceurs ou de douleurs, mais je n’y parviens pas…

POURQUOI ?

Ben oui, pourquoi, c’est peut-être par là que je devrais commencer…

Vous me manquez, amis bloggeurs, amis lecteurs, je ne parviens plus à être si assidue dans mes lectures de vous, non plus…

Au fond de moi, un murmure de rébellion, une petite voix qui me dit que je vais revenir, bientôt, que je vais y parvenir… J’ESPERE… Dites moi que c’est vrai…

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Rêvanescence @ 17:25
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Kaléidoscope…

Posté le Vendredi 8 juillet 2011

Des petites touches, des petits riens qui font que la vie, parfois, prend ce sens vrai, cette saveur onctueuse qui porte et apaise…

Un repas entre amis, une conversation légère, la preuve qu’on s’apporte à soi-même de quelque chose qu’on rêve de réaliser depuis longtemps, une musique qui nous parle et nous étonne, un sourire échangé, un bon film qui va rester en nous, avec ce qu’il a de tragique et de profond, un simple regard de l’homme qui nous aime, une nouvelle ni bonne ni mauvaise mais qui dessine un coin de page, un bouquin qui nous emporte, c’est là ces petits riens qui font un grand tout.

Ce soir, à l’instant même où j’écris, j’ai cette sensation d’être dans le temps, de ne pas en être la spectatrice pressée et oppressée, mais de le savourer… Parce que j’ai passé une belle soirée, parce que la musique qui défile là dans mes oreilles me parle et m’étonne, parce que c’est le moment où je peux capter tout ça…

Dans ces moments, je me dis que la vie est un vrai kaléidoscope… A nous d’en saisir les meilleures images !

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Rêvanescence @ 22:23
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